Parti Antispéciste Citoyen
pour la Transparence et l’Éthique

Pourquoi le welfarisme échoue : changer enfin de cap

Après deux siècles de welfarisme, la souffrance animale reste immense. Le PACTE montre comment ces réformes donnent bonne conscience sans réduire l'exploitation, et pourquoi elles renforcent même la consommation. Il propose une alternative claire : l'éducation à l'antispécisme et un abolitionnisme assumé pour transformer durablement la société.

Après 200 ans de welfarisme dans certaines régions du monde, nous constatons tou·te·s que la situation des animaux n'a jamais été aussi catastrophique, en termes de nombre de victimes tuées et de cruauté.

Il nous est nécessaire de changer de cap.

Nous apporterons ici les preuves des effets pernicieux du welfarisme qui tend à rendre les gens plus à l'aise avec le fait de manger les animaux.

Nous évoquerons le non-sens des stratégies welfaristes qui ne peuvent être opérantes dans le cadre d'une société qui s'autorise le droit de tuer et d'exploiter les animaux.

Nous proposerons une solution qui se montre déjà plus profitable : l'éducation à l'antispécisme au sein d'un discours de vérité qui n'utilise pas le détour welfariste mais affirme clairement dès le départ sa position abolitionniste. Nous soumettrons en ce sens des stratégies pour un changement en profondeur.

Le message néo-welfariste est celui-ci : nous revendiquons des lois qui permettent aux animaux d'être bien traités avant leur abattage. Qui ne serait pas d'accord avec ce discours de bon sens ? Éviter les cruautés inutiles à l'encontre des animaux, c'est bien là une idée partagée par la plupart des humain·e·s.

Il est donc logique que les omnivores continuent à consommer de la chair animale et produits en dérivant si les associations ne remettent pas en cause ouvertement le fait de tuer les animaux. Combien de personnes disent qu'il est normal de tuer les animaux pour sa consommation personnelle mais qu'il ne faut pas que les animaux souffrent pour cela ?

Le discours welfariste donne bonne conscience d'emblée aux consommateur·trice·s. Il continue un discours ultra-spéciste qui rassure le·la consommateur·trice omnivore.

Il n'est donc pas étonnant que les industries agroalimentaires prétendant respecter quelques normes de « bien-être animal » tirent de forts bénéfices de ce courant welfariste. La viande « bio » ou dite « du coin », « traditionnelle » rencontre par exemple un succès notable aujourd'hui, pour des raisons de santé certes, mais aussi pour cette croyance en des animaux bien traités.

Le but est-il vraiment d'augmenter le chiffre d'affaires des filières de la prétendue « viande heureuse » ? Certes pas.

La stratégie ne fonctionne pas : la consommation des veaux en Europe a par exemple augmenté suite à l'interdiction de leur confinement.

De manière plus générale, l'obligation d'étourdissement préalable avant la mise à mort des animaux, plus précisément la Directive européenne n° 93/119 du 22 décembre 1993 transposée au droit français en 1997 est un échec cuisant : les associations welfaristes le démontrent elles-mêmes par leurs images atroces d'animaux filmés dans les abattoirs. Les exploités ne souffrent pas moins depuis 1993.

Nous savons bien que les associations néo-welfaristes proposent en complément de ces micro-réformes l'établissement de l'abolitionnisme. Mais un problème inhérent à notre système politique fait que le message ne peut passer.

Les médias de masse qui acceptent de diffuser des vidéos de torture dans les abattoirs ne vont pas retenir les suggestions abolitionnistes qui viennent en complément des revendications de « réformettes ». Car les médias n'ont pas vocation de conscientisation mais d'information et de popularité. Ce sont des entreprises que financent nos dirigeants spécistes.