Parti Antispéciste Citoyen
pour la Transparence et l’Éthique

Abattoirs : l'illusion du bien-être animal avant la mort

Coup de pistolet, asphyxie au CO₂, électrocution… la loi prétend épargner la souffrance aux animaux avant la mise à mort. Mais dans les faits, beaucoup sont abattus conscients, après des heures d'angoisse, de coups et de cris. L'abattoir reste un lieu de terreur, où le mot "bien-être animal" n'a aucun sens.

La réglementation française impose que les animaux soient étourdis avant la saignée, sauf dans certains cas. Il existe quatre méthodes principales d'étourdissement : le coup de pistolet dans le front pour les gros mammifères, l'asphyxie par gaz carbonique, l'électronarcose consistant à administrer un choc électrique au niveau de la tête, et l'électrocution dans l'eau pour les "volailles". Les méthodes varient en fonction des espèces. Ces méthodes sont justifiées par un souci du bien-être animal qui viserait à éluder la souffrance au moment de la saignée.

Or la réalité est tout autre, et il s'agit encore une fois pour les firmes de duper le citoyen afin de lui donner bonne conscience. Tout d'abord, l'arrivée des animaux à l'abattoir est terrible pour eux psychologiquement. Pendant des heures, ils sentent la chair et le sang, entendent les cris de détresse : ils savent qu'ils vont mourir. Rechignant d'aller vers la mort, les animaux sont traités avec rudesse. Les récalcitrants sont systématiquement battus et piqués. Dans les salles d'abattage, il arrive très souvent que les animaux soient saignés en pleine conscience, faute d'une bonne réalisation de l'acte d'étourdissement.

Comment pourrait-il en être autrement ?...

Ils sont découpés à la chaîne dans un souci de rentabilité maximale et il va sans dire que beaucoup d'abatteurs qui voient passer un nombre considérable d'animaux au quotidien ne prennent pas le soin de s'assurer que l'étourdissement ait été correctement réalisé.